Je suis un papa geek

Dossier JO Vancouver 2010 (13/15) : Saut à ski

Pour continuer avec ce dossier spécial Jeux Olympiques d’Hiver de Vancouver 2010, je vous propose de vous initier au saut à ski dés maintenant, histoire de vous mettre en forme en ce lundi matin.

À propos du saut à ski

Le premier sauteur à ski connu était un lieutenant norvégien du nom de Olaf Rye, qui en 1809 s’est élancé à 9,5 m dans les airs devant un public composé d’autres soldats. Dès 1862, les sauteurs à ski, comme Sondre Norheim, se sont mis à effectuer des sauts beaucoup plus hauts pour atteindre des distances plus importantes et à prendre part à des compétitions officielles.

Le désir de sauter plus haut et plus loin a mené en 1985 à une innovation importante, la position en V pour laquelle le sauteur dispose ses skis en « V » plutôt qu’en position parallèle, une fois dans les airs. On a attribué ce nouveau style au sauteur à ski suédois, Jan Boklöv. La plupart des sauteurs à ski de l’époque se sont moqués de cette technique, et M. Boklöv a été pénalisé pour son style non orthodoxe. Éventuellement, la science du sport a rattrapé M. Boklöv et on s’est rendu compte que la position en V augmentait la portance de 28 p. 100.

L’épreuve masculine de saut à ski fait partie des épreuves olympiques depuis les premiers Jeux olympiques d’hiver qui ont eu lieu à Chamonix en France en 1924. L’épreuve sur grand tremplin a été ajoutée aux Jeux olympiques de 1964 à Innsbruck.

Le sport

L’athlète dévale une longue rampe, que l’on appelle piste d’élan, qui lui permet de s’élancer dans les airs à des vitesses allant jusqu’à 95 km/h. La technique est essentielle au saut à ski puisque les athlètes doivent effectuer un décollage précis et bien synchronisé. Lorsqu’ils sont dans les airs, les sauteurs prennent la position en V aérodynamique, puis ajustent leur position pour maximiser la portance et minimiser la traînée. Les concurrents sont jugés selon la distance et le style. Tandis que la distance et le style sont très étroitement reliés, et que le skieur dont la distance est la plus importante reçoit souvent la plus haute note pour le style, il existe une exception, c’est-à-dire la partie atterrissage. Les longs sauts peuvent rendre plus difficile l’atterrissage en position de télémark contrôlée. La qualité de l’atterrissage peut donc être un facteur déterminant lorsqu’il s’agit de décider d’un rang si les distances sont semblables.

Le saut à ski olympique englobe deux sauts : le tremplin normal (K95) et le grand tremplin (K125). La hauteur du saut n’a en fait que très peu d’importance; l’élément important est la longueur du saut pour laquelle le tremplin a été conçu. Les athlètes peuvent se déplacer sur 105 mètres au tremplin normal et sur 140 mètres au grand tremplin.

La distance sur laquelle les sauteurs à ski se déplacent est analysée très étroitement par un jury. Au début de la compétition, le jury choisit une porte de départ qui permet aux meilleurs athlètes de se déplacer sur la distance maximale sécuritaire. Tous les athlètes partent de la même porte et donc les sauteurs les moins chevronnés se déplacent sur une distance plus courte. Les tremplins sont conçus avec beaucoup de bancs de départ, ce qui permet au jury de sélectionner la porte de départ appropriée selon les conditions telles que le vent, la température, l’humidité, le type de neige et d’autres facteurs qui peuvent avoir un impact sur la distance sur laquelle se déplacent les sauteurs.

Tremplin normal et grand tremplin individuel

Les épreuves de tremplin normal et de grand tremplin individuel commencent par un saut de qualification qui a lieu le jour avant la compétition. Les 15 sauteurs à ski classés en tête au circuit de la coupe du monde sont présélectionnés et ne sont pas tenus de participer à l’épreuve de qualification. Les autres athlètes doivent se classer parmi les 35 premiers lors des qualifications pour pouvoir participer à la finale.

On procède alors à deux tours de sauts lors de la finale. Le premier tour regroupe 50 participants et seuls les sauteurs qui se classent parmi les 30 premiers à ce tour participeront au tour final. L’ordre de départ du deuxième tour est à l’inverse du premier tour, ce qui fait que les meilleurs sauts ont lieu à la fin de la compétition.

L’épreuve de grand tremplin individuel suit le même format que la compétition au tremplin normal individuel, sauf qu’elle a lieu sur le grand tremplin. La plupart des épreuves de coupe du monde ont lieu sur le grand tremplin, tandis qu’on ne voit qu’une ou deux compétitions sur tremplin normal pendant la saison.

Équipe

Pour cette épreuve, chaque équipe se compose de quatre athlètes qui feront deux tours de sauts. Au cours du premier tour, un skieur de chaque équipe saute, puis le deuxième skieur de chaque équipe saute. Ensuite, vient le troisième skieur et le quatrième.

Au deuxième tour, seules les huit équipes qui se sont les mieux classées au premier tour participeront. De la même façon que pour les épreuves individuelles, l’ordre de départ du deuxième tour débute par les sauteurs les moins chevronnés et les meilleurs skieurs sautent en dernier. L’équipe qui obtient la note totale la plus élevée pour les huit sauts remporte la compétition.

Photos

Pour en savoir plus

Le site officiel des Jeux Olympiques de Vancouver 2010, rubrique saut à ski : http://www.vancouver2010.com/fr/saut-à-ski-olympique/

Julien

Développeur web depuis 10 ans, je suis avant tout le mari d'une formidable femme et le papa d'une fantastique et adorable petite fille. Passionné d'internet, de dessin, de photographie et de tout ce qui tourne autour de l'univers geek et high tech, je suis blogueur depuis maintenant 10 ans. Depuis 2017, mon blog "Arcana Scientis" a changé de nom et s'appelle désormais "Je suis un papa geek", plus représentatif de ma personnalité. Je vous souhaite la bienvenue !

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