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Tête de turc : un film violent et surréaliste

Il y a bientôt deux semaines déjà, je suis allé au cinéma sans vraiment savoir quels films étaient présents à l’affiche. Au menu, il y avait “Alice aux Pays des Merveilles” avec Johnny Depp, “Le Mac” avec José Garcia, “Dragons“, “L’arnacoeur” avec Romain Duris et Vanessa Paradis et “Tête de Turc” avec Roschdy Zem et Pascal Elbé. C’est donc ce dernier qui m’a convaincu, adorant Pascal Elbé mais détestant Roschdy Zem. Je ne connaissais pas de film réalisé par Pascal Elbé, je voulais donc savoir si son talent de réalisateur est à la hauteur de sont talent d’acteur.

Synopsis

Un geste, et tout bascule. Un adolescent de 14 ans, un médecin urgentiste, un flic en quête de vengeance, une mère qui se bat pour les siens, un homme anéanti par la mort de sa femme voient leurs destins désormais liés. Alors que le médecin passe plusieurs jours entre la vie et la mort, les événements s’enchaînent et tous seront entraînés par l’onde de choc.

Acteurs

Résumé

Le film se déroule dans une banlieue d’Île-de-France, où règne une zone de non-droit où la police et tout ce qui a un gyrophare sur le toit se voit ou un uniforme sur le dos se voit gratifié de jets de pierres et d’objets en tout genre en guise de bienvenue.

Simon, médecin urgentiste pour SOS Médecins, a une urgence dans une des tours de la cité. Son véhicule, une vieille volkswagen possède un gyrophare bleu sur le toit. Il n’en faudra pas plus pour que des jeunes présents sur le toit de l’immeuble lui jette des pierres et toute sorte d’objets, jusqu’à ce que Bora, jeune turc de 14 ans, lui lance un cocktail molotov.

Devant la gravité de l’acte, les jeunes s’enfuient, histoire qu’il n’y ait pas de témoins. Mais Bora, resté seul, a un cas de conscience et court sauver Simon, inconscient et coincé dans le véhicule endommagé. Bora le sort du véhicule et s’enfuit, juste avant l’arrivée des secours et de la police.

L’Etat souhaite décorer le héros qui a sauvé le médecin et qui a, par la même occasion, lancé un signal de révolte contre cette délinquance des cités. Sauf que pour le héros, Bora, c’est un calvaire qui va commencer : tourmenté entre la fierté d’avoir sauvé un homme et la culpabilité d’avoir failli le tuer, il va devenir la tête de Turc de la cité, considéré comme un traître par ses anciens camarades du fait de sa récompense.

A ces évènements s’ajoute le fait que Simon, à cause de son agression, n’a pas pu se rendre au chevet d’une femme mourante qui est décédée. Son mari veut donc venger sa mort et retrouver le médecin qui n’est pas venu à temps sauver son épouse. De plus, Atom, le frère de Simon, est inspecteur de police dans le quartier et va tout tenter pour retrouver à la fois l’agresseur et le sauveur de son frère, sans savoir qu’ils sont une même et unique personne.

Critique personnelle

A mon sens, ce film joue beaucoup sur l’exagération et le surplus d’effets visuels : gros plans en pagaille sur les visages, sur les éléments de la scène, sur les détails … Cela en devient même pénible et fatiguant à visionner. Je n’apprécie pas tellement cette manière de mettre en relief des éléments qui parfois n’ont rien d’importants.

Sans parler du contexte policier omniprésent dans l’ensemble de la trame du film, avec des descentes de police tous les jours dans la cité, à grands renforts d’effets visuels et de moyens techniques. On dirait presque un film de propagande contre l’insécurité de notre cher président de la république.

Pour moi, ces éléments sont ce que j’ai le moins apprécié dans ce film. Sans parler d’un scénario assez “téléphoné” et qui ne laisse pas beaucoup la place à la surprise, on s’attend assez facilement à ce qui va suivre.

Autre point symbolique : le fait que Simon soit Arménien et que Bora soit Turc. Dans le film, son père aura même une réplique : “C’est bien la première fois qu’un Turc aura sauvé un Arménien !”. Le fait de soulever un problème “politico-ethnique” dans un film ne traitant pas de ce sujet (Simon n’ayant pas été agressé par un Turc du fait qu’il soit Arménien) intervient comme un cheveu sur la soupe.

Au niveau du jeu des acteurs, Pascal Elbé, Samir Makhlouf et Ronit Elkabeatz sont excellents. Ronit surtout, qui incarne la mère de Bora, Sibel. Sibelest une femme pauvre mais qui s’acharne dans un atelier de couture, payée une misère et travaillant même à la maison afin de ramener assez d’argent pour faire vivre ses deux enfants. C’est une femme fière et droite, ce qui la rend très sensuelle et attirante.

Roschdy Zem, que je n’apprécie pas particulièrement, est toujours égal à lui-même, quel que soient les films dans lesquels il joue : il est hautain, un brin provocateur et très méprisant. C’est un rôle me direz-vous, sauf que c’est le cas dans tous les films dans lesquels il a tourné. Sa démarche, ses regards, son élocution, ses gestes, ne sont pas assez travaillés à mon goût et ne collent jamais assez au personnage. J’ai vraiment l’impression d’avoir toujours le même personnage dans chacun des films. D’où le fait que je suppose que sa personnalité, en tant qu’acteur et non personnage, déborde toujours sur son rôle. Ces éléments omniprésents dans tous ses rôles me font dire qu’ils ne proviennent pas des rôles eux-mêmes mais de l’acteur.

Bande annonce

Images du film

Julien

Développeur web depuis 10 ans, je suis avant tout le mari d'une formidable femme et le papa d'une fantastique et adorable petite fille. Passionné d'internet, de dessin, de photographie et de tout ce qui tourne autour de l'univers geek et high tech, je suis blogueur depuis maintenant 10 ans. Depuis 2017, mon blog "Arcana Scientis" a changé de nom et s'appelle désormais "Je suis un papa geek", plus représentatif de ma personnalité. Je vous souhaite la bienvenue !

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Julien

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